1er - Levé à 8H10’. Déjeûner.

Chapelle. Fête de la Toussaint.

A 1H , 2°A et 3°A cinéma. Documentaires : “... A la sueur de ton front” et comme film “Le danger vient de l’espace”.

Ensuite 4°A et 1°A y ont été. Nous avons le choix entre : lecture, télé, ping-pong ou bien baby foot, qui avaient été installés sur la cour vitrée.

J’ai d’abord été à la lecture jusqu’à 5H. Puis, j’ai été à la télé, il y avait “L’affaire Fatima” au sujet de l’apparition de la Vierge à trois enfants de Fatima au Portugal, que j’avais déjà vu il y a quelques années.


4 : lettre de Papa


10 - Règlement ordinaire jusqu’à 10H. A cette récréation ceux qui devaient aller chez eux sont partis. J’ai été faire du Baskett sur les terrains jusqu’à 12H-5’.

Midi, dans notre réfectoire nous étions à peine 60.

Après dîner j’ai été lire un peu, puis je suis monté à la salle, y chercher un ballon de B.B. Il s’y trouvait Raymond, jean-Jacques G. et deux autres gars qui jouaient au Baskett-ball.

R._ Tu viens jouer avec nous ?

M.A._ Non.

Ayant un ballon, j’ai été m’entraîner sur le terrain du bas, jusqu’à 4H.

Après le goûter, dans notre salle de cinéma “Un cœur de mère”. Ensuite nous sommes tous montés dans nos dortoirs, afin de s’habiller proprement. Un peu avant d’aller souper, Raymond m’a redemander pourquoi je n’ai pas voulu jouer avec eux, cette après-midi. je n’ai rien dit.

Après le souper, les 3°A, 1°A pus 2°A sommes partis à pieds, pour la Loupe. Alain et moi-même marchions vite et après moins de 3 km, nous nous trouvions en tête des 3°A partis les premiers. Tout e marchant, nous avons passé Raymond L. et les autres camarades qui se trouvaient avec lui. M’abordant :

R._ Pourquoi n’as-tu pas voulu jouer avec nous ?

_ Lorsque je joue avec vous je me sens faible, maladroit.

R._ Ce n’est quand même pas pour cette raison ?

_ Si !

R.- Ça ne peut pas être vrai et je peux te le prouver. Tu ne vas quand même pas me dire que tu es moins fort qu’H. ou L., non !

_ ...

Un peu plus tard, alors que nous discutions de notre équipe de B.B. :

R._ Que penses-tu de B.L. ?

_ ... Oh... je n’ai rien à dire sur lui.

R._ Moi, je pense qu’il n’est pas assez rapide, aussi il a un handicap c’est qu’il n’a qu’un œil...

_ ...

_ R. Alors, que penses-tu de lui ?

_ A peu près comme tu viens de dire !

Un peu plus tard :

R._ Pourquoi, alors m’as-tu répondu que tu en pensais comme moi ?!

_ ... pour te dire quelque chose... pour être tranquille !

R._ Alors, je t’ennuie 

Sur le coup, il m’a quitté.

Fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre et je savais que c’était de ma faute, c’est ce que j’avais cherché. De nous quitter ainsi me rendait amèrement triste. Je lui avait répondu ça par énervement, fatigué. Et justement du fait que je ne le pensais pas, je me ressaisis avec l’espoir de réparer le plus rapidement possible.

9H cinéma : “Paris brûle-t-il ?”.

Retour en car, sur la cour vitrée 0H45’. Dortoir.


11 - Lever 9H. Déjeûner.

Avec Alain et un camarade de sa classe et moi, avons été jouer au B.B. sur les terrains.

Raymond jouait au foot sur le grand terrain du bas, en tant qu’arrière, j’espérais vivement qu’il allait venir jouer avec nous; en vain.

Un peu avant midi, je suis retourné sur la cour vitrée, où je l’ai rencontré :

_ Alors, tu te lances dans le foot ?

R_ J’ai le droit.

Ah ! cette manière de réponse, comme elle m’est restée sensible.

Après dîner de 1H45’ à 4H, j’ai été à la salle faire du baskett, il y avait Mr Usureau et d’autres camarades.

Après 4H, avec Alain et Patrick T., j’ai jouer au dada et mikoda, jusqu’au souper. 7H Mais un peu avant que sonne l’heure, j’ai demandé à Patrick T., qui rejoignait son réfectoire, de m’appeler Raymond L.

_ Si tu as le temps, après mangé je voudrai te parler.

R_ D’accord. Tu m’attendras là.

_ Oui ! (Enfin, quel soulagement depuis plus d’un mois que j’attendais ce moment là)

Souper.

Comme d’habitudes sortant assez tôt du réfectoire, Raymond put me rejoindre et tout en marchant dans la cour d’honneur, nous avons entamer cette conversation :

_ Il y a environ un mois je t’avais fait parvenir un billet.

R._ Oui.

_ L’as-tu encore ?

R._ Oui, il est au fond de ma poche; un vrai parchemin.

_ Je voudrais que tu le déchires et que tu l’oublies.

R._ ?

_ Oui, parceque depuis que je te l’ai fait, je m’efforçais de suivre ce que je t’y avais écris dessus, et je m’aperçois que ça ne va pas; que j’ai fait une gaffe...

Ensuite nous avons discuté de notre équipe de B.B. Puis, Raymond m’ayant quitté pour rejoindre Mr Solet à ST François, j’ai été voir la T.V. “Les Chevaliers du ciel” et les “cinq dernières minutes” avec l’inspecteur Bourrel.

Dortoir.


10 D - 9H Lever. déjeûner. 11H messe.

12H Dîner. Plonge.

T.V. terrains.

Après goûter, à la télé “Mademoiselle Scampolo”.

7H Souper.

Je suis monté au dortoir m’occuper mais surtout afin de me reposer. Les autres qui regardaient la télé, ont pu voir “Notre-Dame de paris” par V. Hugo.


13 - 9H Lever. Déjeûner.

10H Cinémas “Les Conspiratrices”

12H Dîner.

12H40’ terrains. Avec Alain, j’ai fait du Baskett-ball et Raymond y est aussi venu, de le voir jouer avec nous; j’étais content. Un peu plus tard Charles B. est arrivé.

1H30’. cour vitrée.

1H45’. Atelier. J’ai fait ma pièce d’examen de rabotage après avoir mis mon cahier d’atelier à jour. Correction : 15 points / 20. Puis, j’ai fait ma pièce d’ajustage.

6H45’ récréation

7H . Souper

7H45’ Prière du soir. Dortoir.


21 - Lever 8H1/2. habits du dimanche. Déjeûner.

9H45’ Messe célébrée par Mgr Michon évêque de Chartres.

Ensuite, sur la cour vitrée, nous avons attendu Mr le ministre. Arrivé au chateau escorté de trois motards, il est venu direct sur la cour vitrée, dès qu’il en a franchi le seuil, nous avons chanté la “Marseillaise”. Puis il a visité le chateau en commençant par ST François. Une fois arrivé à l’atelier de mécanique, il a coupé le ruban, en signe d’inauguration. Ensuite, il est revenu sur la cour vitrée où, élevés sur une estrade prévue à cette occasion avec d’autres personnalités, il a prononcé son discours. 

Allocution de René Maurice

Discours de Roger Frey

Allocution de Roger Michon

Le père directeur a aussi prononcé son mot. (allocution) (le 7.10.1942, Mr l’abbé Doumain et Mr Marcel Vignol, rentraient en tant qu’apprentis au chateau des vaux).

Vers 12H45’ nous avons été dîner. Ensuite nous avons été en promenade, il faisait froid. Revenu au chateau, dans notre réfectoire, des 2°A dansaient accompagnés de musique; d’autres fumaient. Je me suis installé à ma place habituel jusqu’à l’heure du goûter.

Cinéma


23 : lettre de R. Gontier
 

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Présentation

  • : Michel a 14 ans et demi quand il arrive dans cet orphelinat en 1966; il y restera six années et ce sont environ 600 gars comme lui qui vivent entre ces murs... Il écrit plusieurs cahiers et échange de nombreux courriers avec sa famille et ses copains.
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